Vulgarisation de la science – Les journalistes sollicités

L’unanimité est faite sur la nécessité d’établir un lien plus étroit entre les professionnels de l’information et la communauté des scientifiques.

La vulgarisation des résultats de la recherche et autres connaissances scientifiques est une nécessité vitale qui s’impose d’elle-même. Une table ronde regroupant des journalistes scientifiques du Mexique a permis de réaffirmer le rôle de la presse dans la vulgarisation de la connaissance science scientifique. C’était le mardi 2 décembre, au 2e jour de la conférence Ecosanté 2008 « Le journalisme doit servir à la propagation des connaissances scientifiques et ses répercussions sur la santé et le développement communautaire d’une manière positive ». C’est la substance des travaux des experts en communication au cours de table ronde intitulée « journalisme scientifique pour le bien-être commun ».

Les échanges étaient coordonnés par le Président de la Fondation Ealy, Enrique Bustamante. Les journalistes mexicains, Austin del Castillo, Fernando Patiño, Ramón Pérez et Cesar Angulo, ont profité de l’occasion pour souligner la nécessité de l’engagement des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle pour améliorer la couverture des sujets scientifiques.

Fernando Patiño du journalisme scientifique et chargé de la communication à l’Institut national de la santé publique a indiqué que la diffusion des informations sur les avancées scientifiques dans des domaines tels que la santé publique, peut contribuer à améliorer l’expérience de vie des populations dans la mesure où une bonne communication permettra de prévenir ou d’identifier les maladies.
César Angulo, journalistes spécialisé dans des questions d’environnement et lauréat du Prix national de la diversité biologique 2006, dit que les informations diffusées par les médias doivent être orientées dans une approche d’éducation et de sensibilisation visant à aider les personnes et les groupes sociaux à résoudre les problèmes liés à leur environnement et les et ceux liés à la santé, par le biais d’informations utiles qui incite à la prise de décision et à la mise en œuvre des actions appropriées

Ramón Pérez, Directeur de la Communication de l’Agence fédérale de l’environnement à la délégation du Yucatan, a déclaré que les médias peuvent inciter les gens à assumer un rôle plus responsable envers les problèmes d’environnement au niveau local, régional et mondial.
Dans le même temps, Agustin Castillo de Milenio du Daily News de Guadalajara, qui a récemment été récompensé par la Fondation Reuters et l’UICN, a parlé de la contamination de l’eau qui touchent les communautés, y compris sociale, santé publique, ainsi que les enjeux politiques et économiques qui rendent ce problème plus complexe.

Au terme de l’échange, le consensus s’est fait sur la nécessité d’établir un lien entre la communauté scientifique et les médias, pour combler le vide d’informations scientifiques orienté vers le grand public.

Cet article a été publié dans le journal “La Nouvelle Expression”

Vers un avenir est incertain

La première session plénière était consacrée aux sujets liés aux changements climatiques.

La première séance plénière du Forum international ÉCOSANTÉ abordé les questions du changement climatique et ses impacts sur la vie humaine à différents niveaux et disciplines, telles que les émissions de gaz à Mexico, les problèmes de paludisme en Afrique et de la vulnérabilité de la santé humaine résultat du réchauffement de la planète et le changement global, avec la participation de trois éminents scientifiques et de chercheurs, animée par le Dr. Jonathan Patz.

La première présentation a été faite par Leonora Rojas de la ville de Mexico. Il a parlé de l’efficacité et de meilleures pratiques dans l’usage de carburants pour éviter des émissions de gaz nocifs, en mentionnant des études sur ce sujet qui ont été faites dans la ville de Mexico, en disant que la solution à ce problème consiste à utiliser des combustibles de haute qualité et un usage efficace.

Mercedes Pascual, de l’institut de Technologie de Massachusetts, a abordé la question du paludisme en Afrique et son lien avec les changements climatiques et le réchauffement de la planète. Il a indiqué que chaque année quelques 110 mille personnes meurent sur ce continent des suites de maladies comme le paludisme. En ce qui concerne la résistance au médicament, Mercedes Pascual a fait savoir que c’est un problème presque aussi grave que le changement climatique lui-même, avec ses corollaires que sont; l’élévation des températures, l’augmentation des précipitations, ce qui pourrait doubler ou tripler les cas de paludisme dans Afrique, notamment dans les zones endémiques comme le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi. Ici un nouveau modèle ce contamination caractérisé par la perte préalable de l’immunité qui cède par la suite à l’infection, a prospéré. La conséquence de cette nouvelle donnée épidémiologique est souvent la mort. Marilyn Aparicio, de la Commission nationale des changements climatiques de la Bolivie s’est intéressée à la fonte des glaciers. Elle a dit qu’il y a des glaciers qui sont décongelés raison des températures élevées qui ont fait fondre la neige dans les régions arides et sèches, causant d’autres phénomènes météorologiques tels que le gel et la sécheresse qui sont désastreuses pour l’agriculture et compromettent ainsi la sécurité alimentaire.

Cet article a été publié dans le journal “La Nouvelle Expression”

Deux coups de cœur

Les problèmes de santé et d’environnement semblent parfois insurmontables. Heureusement qu’il y a des histoires à succès pour alimenter l’espoir.

Dans la région de Tikamdadh, en Inde, Raghwesh Ranjan et Vijaya Lakshmi, de l’ONG Development Alternatives, se sont attaqués aux problèmes liés à l’industrie du concassage de la pierre, dont le produit sert à la construction des autoroutes. Ces usines à ciel ouvert dégagent des nuages de poussière qui inondent les paysages. La poussière retombe sur les terres agricoles et mine les récoltes. Elles s’infiltrent dans les poumons des travailleurs et des habitants de la région.

«Récupérer la poussière dans des mines à ciel ouvert est loin d’être évident», m’a expliqué Raghwesh Ranjan. Qu’à cela ne tienne. Son équipe a remué ciel et terre pour trouver une solution et convaincre les autorités de l’urgence d’agir. Elle est aujourd’hui en voie d’installer des systèmes d’aspiration en des points stratégiques des mines, couplés à des cyclones qui pourront séparer la poussière fine de l’air ambiant.

La cerise sur le gâteau : la poussière récupérée servira à la production de matériaux de construction.

Mon autre coup de cœur du jour a pour toile de fond l’Afrique du Sud, où l’Apartheid a laissé des cicatrices qui peinent à guérir. Les populations noires ont largement migré vers les villes depuis le début des années 1990. À Msunduzi, dans la province du KwaZulu-Natal, les taudis et zones insalubres ne cessent de s’étendre. Il y a un peu moins de dix ans, l’État a entrepris de construire des maisons à vocation sociale pour déménager ces populations.

Les maisons ? Une chambre, une aire de cuisine, une salle de toilette. Une seule fenêtre. Pas plus. «Dans la grande majorité des cas, les toilettes ne fonctionnent pas à cause de la géologie du terrain», ajoute Trevor Hill, professeur à l’université du KwaZulu-Natal. «Les familles ont converti cette pièce en salle de rangement.»

Trevor Hill a entrepris d’évaluer l’état de santé — diabète, maladies cardiovasculaires, maladies infectieuses, brûlures, malnutrition… la totale — des individus vivant dans ces maisons. Il a comparé les données à celles prélevées auprès des familles vivant dans les taudis. La différence entre les deux groupes ? Aucune ! «Les conditions de vie dans les nouvelles maisons sont pitoyables, dit Trevor Hill. Par exemple, il n’y a aucune ventilation alors que les familles cuisinent à feu ouvert, au kérosène.»

Madeleine Jackson-Plaatjies, employée de la Ville de Msunduzi, appelle ces maisons les «boîtes d’allumettes». «Elles diminuent la qualité de vie plutôt que l’améliorer. En plus, elles sont construites en périphérie de la ville alors que les habitants veulent être près du centre pour trouver du travail.»

Le gouvernement sud-africain a récemment signé l’arrêt de mort de ces «boîtes d’allumettes». Les prochaines maisons à vocation sociale seront plus grandes et plus espacées. «Avec le genre de données qu’on a récoltées, ça met une certaine pression», souligne Trevor Hill.

«La plupart des chercheurs qui visitent les communautés viennent récolter leurs données et repartent, ajoute Madeleine Jackson-Plaatjies. L’équipe de Trevor est restée. Jusqu’à ce qu’on arrive à changer les politiques.»

ENTREVISTA

MARÍA CARLOTA MONROY, investigadora guatemalteca reconocida como mujer destacada en el Foro Internacional Eco Salud 2008.

“Tengo que formar gente que me sustituya”

María Carlota Monroy, fundadora del Laboratorio de Entomología Aplicada y Parasitología de la Universidad de San Carlos, Guatemala, fue una de las cinco investigadoras reconocidas por su rol en la ciencia y en el desarrollo en el Foro Internacional de Eco Salud 2008, que se desarrolla en Mérida (México) desde el 1 de diciembre.
La celebración, organizada por la embajada de Canadá en México y el Centro Internacional de Investigaciones para el Desarrollo (IDRC), distinguió también a otras cuatro científicas de reconocida trayectoria y aporte al desarrollo y Eco Salud: Cristina Díaz (Cuba), a Wijaya Lakashmi (India), Oyuntogos Lkhasuren (Mongolia) y Donna Mergler (Canadá).
Hija de un padre que con el humilde trabajo lustrador de zapatos logró terminar la universidad y una madre que a pesar de su sencillo origen también concluyó sus estudios, Monroy, doctorada en Entomología Médica de la Universidad de Usppala (Suecia), demuestra también tenacidad en su carrera.
En el año 2004, Monroy fue la primera mujer en ser galardonada con el Premio Nacional de Ciencias por parte del Congreso de Guatemala por su importante trabajo de investigación sobre el Mal de Chagas (base para la implementación del Programa Nacional de control del Vector de Chaga. Ella ha demostrado a lo largo de su carrera su espíritu pionero y empuje; sin embargo, no pierde la sencillez. Con su sonrisa amable y facilidad de palabra, Monroy comenta que el camino que ha recorrido ha sido complejo y que al hacer su trabajo no buscó ni esperó reconocimientos.
“Mis padres me enseñaron a hacer las cosas de manera que sirvan a otros y ésa ha sido mi filosofía y de vida”, asegura la destacada científica.
Monrory coincidió con sus colegas investigadoras distinguidas en el Eco Salud 2008 a la hora de señalar que la tenacidad y perseverancia son la clave para avanzar, a pesar de las dificultades y pocos recursos, en el mundo de la ciencia, tradicionalmente dominado por los hombres.

DIÁLOGO

Pregunta (P): ¿Qué significa para usted recibir este reconocimiento en el Eco Salud 2008?
Respuesta (R): Es más responsabilidad porque ponen los ojos en mí y eso quiere decir que tengo dar más de mí misma. Si puedo trabajar en algo que a mí me gusta y además dejar algo que sirva, es lo que me gusta.
P: Guatemala es un país que se ha considerado en desarrollo, pero estamos demostrando que se puede hacer investigación y además investigación de vanguardia. ¿Qué puede decir al respecto tras este tiempo en la enseñanza y en la investigación?.
R: Cuando hubo la guerra en mi país y cuando hubo la intervención militar, más me interesaba pasarme al otro lado, al de la investigación aplicada. Es muy duro vivir en un país donde todo se restringe, todo es violencia, nada se debe crear. Pasar al otro lado significa no meterme en política, no discutir con nadie, dejarle claro a todo el mundo que yo sólo hacía mi trabajo y lo hacía bien.
P: ¿Qué les diría a personas que viven en Guatemala o personas de países con limitaciones de fondos y recursos similares?
R: Les diría que sigan sus sueños. Primero, hay que capacitarse y luego buscar un grupo de investigación que funcione, que trabaje. A mí me costó hacer mi grupo de investigación. Me tardé 10 años en hacerlo.
Empezamos desde cero, en un cuartito chiquito sin nada, donde teníamos ratones y cosas y ahora es un laboratorio con 22 personas, pero me tardé 10 años en hacerlo y no fui sólo yo, es un grupo de gente que lo estaba haciendo.
P: ¿Considera que es posible hacer importantes aportes a la ciencia con pocos recursos?
R: Es posible, nosotros lo demostramos. Comenzamos sin absolutamente nada. Empezamos a escribir proyectos, hablar con gente de seis proyectos que yo escribía al año. La primera vez ninguno fue financiado, la segunda vez uno fue financiado, pero de ahí fue todo un proceso. Tenía que ser exitoso, tenía que publicarse y en base a eso teníamos que pedir el siguiente financiamiento y así. Ahora yo ya casi no escribo proyectos, son mis alumnos los que escriben y ellos buscan su financiamiento. Yo escribo uno o dos al año, ya sólo para mantenerme ocupada.
P: ¿Le ha significado algo, para bien y para mal, ser mujer en este mundo de investigación?
R: Las cosas cuestan el doble, cuestan más porque nos manejamos en un ambiente de envidias. Fui la primera mujer en Guatemala galardonada con la medalla de ciencia y tecnología del Congreso y eso no le gustó a la gente masculina y yo creo que en casi todos los ambientes y países esto es igual. Cuando empecé sabía que era doble trabajo, que iban a poner el dedo tratando de señalar defectos. Entonces hay que esmerarse para que no salga ninguno.
P: ¿A lo largo de su carrera de investigación ha tenido varios logros. Ahora, qué proyecciones y sueños tiene?
R: Lo primero que tengo que hacer es formar gente que me sustituya y que puedan se, mejor si son mujeres. No quiero que me pase lo que le ha pasado a otros que se van retirando, que van envejeciendo y no hay nadie que le sustituyan y lo que hicieron se cae. Eso es lo primero que tengo que hacer.
Lo otro es que yo invertí mucho tiempo en esto y ahora mi sueño es tener una granjita y tener tiempo de retirarme, sembrar, cosas que nunca hice. Tomar largas vacaciones que no fueran de una semana, sino de un mes, cosa que nunca hice.

Solar energy gains ground

While there has been no shortage of presentations and workshops to attend in the first days of the forum, one particular issue that piqued my attention came up in a casual early-breakfast conversation with Martin Wiese, a researcher for the International Development Research Centre. Apparently, China is emerging on the world stage as a major producer and user of solar energy, especially solar thermal power.

And China is not alone.

While solar power solutions were first suggested in the 1970s, it wasn´t until recently that governments have begun giving users incentives to switch to renewable sources of energy. I learned how, for instance, Germany put a solar power subsidy program in place a decade ago to encourage the use of renewable energy. Wiese, who is originally from Germany, tells me that today at least 60 percent of that country´s population are aware of how solar power systems work although only a fraction of them actually afford the clean technology.

Solar panels, known as photovoltaic cells (PV´s), are placed on rooftops to trap the heat from the sun and turn it into electricity. One panel could generate up to 200 watts of electricity when the sun shines. To put things in perspective, a five-panel system could produce anywhere between 10 and 15 percent of the total amount of electricity a home would consume annually.

Of course, the systems cost a fortune to purchase and install (US$12,000 for a two-kilowatt system) but Wiese feels the effort will pay off down the road.

“The energy law is taking off right now. People who already switched to solar power are on the safe side now if fossil fuel prices go up with the economic crisis.”

It appears that widespread anxiety about the harmful effects of burning fossil fuels, coupled with unstable energy prices and improved technology, are creating a favorable market for the exploration and hopefully the affordability of renewable energy systems.

Homme – environnement Un lien pour la santé

Rechercher l’harmonie entre l’homme et l’environnement pour protéger la santé des populations. Des projets de recherche en Amérique latine démontrent que le challenge est possible.

Le forum sur la santé et l’environnement a officiellement ouvert ses portes lundi dernier à Merida dans la province du Yucatan au Mexique.
Mais depuis la matinée du 1er décembre, des réunions informelles avaient lieu dans différentes salles dans Hyatt hôtel et de Fiesta Americana Merida, les deux établissements qui accueillent les participants aux travaux.

Les scientifiques sont réunis pour échanger leurs expériences et leurs vues sur les solutions qu’ils envisagent pour réduire au maximum l’impact de l’action de l’homme sur l’environnement pour qu’elle ne soit pas source de maladie et de mort pour les habitants du monde.

Ce matin, 2 décembre le symposium axé sur les expériences et les savoir-faire locaux et leur impact dans la prise en charge sanitaire dans trois Etats sud américains ont permis de voir comment chaque pays, à partir de projets spécifiques peut utiliser les produits de l’environnement pour résoudre des problèmes de santé. Il y a aussi l’action de l’homme sur l’environnement tel que la pratique de l’agriculture au Brésil qui à partir du phénomène de déforestation pose deux problèmes de santé : la contamination au mercure à cause du phénomène d’érosion. Le mercure qui se trouve dans le sol est érodé et contamine les écosystèmes environnants qui à leur tour contaminent les populations riveraines. L’autre problème posé par la déforestation dans l’Amazonie brésilienne, c’est celui de la prolifération des palmiers qui constituent un habitat privilégié des Tritominae qui sont responsables de la transmission du Chagas, une maladie émergente dans la région de l’Amazonie. Le projet Poor Land Use Poor Healph (PLUPH), met en œuvre une stratégie d’agriculture durable qui consiste à pratiquer l’agriculture sans endommager profondement de l’environnement en vue d’épargner les communautés des maladies liées à l’agriculture.

Cet article a été publié dans le journal “La Nouvelle Expression”

De Oulan-Bator à Merida

Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de faire une entrevue avec une chercheuse mongolienne lorsqu’on travaille comme journaliste scientifique au Québec. Dans mon cas, c’était même la première fois. Je ne suis pas tombée sur n’import qui ! La chercheuse que j’ai rencontrée est l’une des plus renommées de la Mongolie.

Oyuntogos Lkhasuren participe ces jours-ci au Forum international Écosanté, qui se tient à Merida, au Mexique. Près de 700 participants des quatre coins du monde sont réunis pour discuter des liens inextricables qui sous-tendent les problèmes environnementaux et de santé, et pour explorer des pistes de solutions. Des experts du Mexique bien sûr, mais aussi du Brésil, de l’Équateur, d’Afrique du Sud, d’Inde, du Canada… et Oyuntogos.

À Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, cette femme en apparence toute délicate, a entrepris une révolution monstre. Grâce au poids de ses recherches, elle a convaincu les propriétaires des tanneries, installées en périphérie de la ville, de traiter les eaux usées de leurs installations.

«Les effluents contenaient de fortes concentrations de chrome, entre autres. Plusieurs se déversent dans des cours d’eau utilisés pour la baignade. Ces plans d’eau servent aussi, dans certains cas, à abreuver le bétail.» Les effluents contaminés mettaient aussi en péril le système de filtration biologique de la station d’épuration de la ville.

En Mongolie, les tanneries jouent un rôle indispensable, là où l’emploi se fait rare. «Les propriétaires m’ont très mal accueillie au début», admet Oyuntogos. Elle a tenu son bout du bâton. Le traitement des effluents aqueux a maintenant force de loi.

Oyuntogos n’allait pas s’arrêter sur une si belle lancée. Elle a travaillé en collaboration avec les représentants des ministères du travail, de la santé et de l’environnement (il existe parfois une seule ressource par ministère en ce pays de 2,6 millions d’habitants). Elle a réussi à faire hausser le montant des amendes infligées aux entreprises délinquantes en matière de santé et sécurité au travail.

Elle a aussi travaillé avec les gestionnaires des tanneries (qui la voient maintenant comme une partenaire incontournable) pour inciter les travailleurs à porter des équipements de protection personnelle. «Autrement, ils respirent des produits chimiques toute la journée», explique-t-elle.

La chercheuse admet que tous les problèmes ne sont pas réglés. «C’est une chose de faire changer la loi, c’en est une autre de s’assurer qu’elle est mise en application.» Les travailleurs subiront bientôt des tests de santé pour mesurer l’impact des changements.

Déjà récipiendaire du prix de la meilleure équipe de recherche, décerné par l’université de la Mongolie, Oyuntogos Lkhasuren sera honorée ce soir par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) dans le cadre du Forum, en compagnie de quatre autres femmes d’exception dans le domaine de l’écosanté.

Let´s talk about environmental system risks

The rise of ocean levels, the acidification of oceans, the intensification of infectious diseases and other climate change impacts should be considered environmental system risks, the same way that we think of the risk of a global economic collapse due to the current financial crisis.

This analogy was proposed by climatologist Carlos Nobre, keynote speaker of the International EcoHealth Forum held in Merida from 1-4 December.

Nobre criticized the amount spent so far by the US government – 5 trillion dollars (and counting) – to tackle the economic crisis.

This sum is roughly 30 times the investment announced by president-elect Barack Obama in renewable energy – 150 billion dollars to be invested in a 10-year plan.

Nobre urges policy makers to deal with the threat of climate change with the same urgency that has been addressed to the economic crisis.

“The same precaution principle should be adopted to environmental issues”, he claims. “We should talk of environmental systemic risks as well”.
The risk of a collapse of the Amazon is one of the many catastrophic outcomes of climate change that he mentioned.

Studies carried by his group in Brazilian National Institute of Space Research show that most of the world’s largest remaining rainforest might be replaced by savannahs in a few decades in the scenario of a 4 centigrade degrees temperature rise.

If you can understand Portuguese, read also this report of the opening ceremony of EcoHealth Forum in Ciencia Hoje On-line, the website that I regularly write for.

Mérida ready to host EcoHealth conference

MÉRIDA, Yuc. – This colonial capital will be in the spotlight Monday as the International EcoHealth Forum 2008 gets under way in the heartland of the Maya civilization. The five-day conference will focus on boosting global awareness on potentially catastrophic effects of climate change.

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Countdown is on for EcoHealth Forum 2008

With only days before the International EcoHealth Forum 2008 kicks off in Merida, expectations are running high about the conference end results. The international community will watch how top environment and health experts will meet in the ancient heartland of the Maya civilization to discuss, share and learn from their experiences, in hopes of moving world´s environmental and health agenda ahead. Nations will hopefully understand that the quest for a clean and healthy environment is perhaps the only global battle they share, politics and trade interests aside.

Developing nations, such as Mexico, where garbage burning and dumping trash into rivers are still common practices endangering the health of thousands every day, could learn from the example of green conscious countries like Canada.

One particular issue that begs attention is the contamination of Chapala Lake and the entire Lerma-Chapala-Santiago-Pacific basin, polluted by agricultural runoff and industrial as well as domestic waste. Metal parts were found in fish from here. Although there have been numerous efforts by local environmentalists to put Chapala Lake, Mexico´s largest lake and a natural jewel, on the international agenda, the issue has unfortunately been relegated to the sidelines.

Having lived in both Canada and Mexico, I understand firsthand the huge environmental gap between the two NAFTA partners. I hope this conference will be a defining moment in narrowing that gap with the end result of making not only this continent but the entire planet a safer and healthier place for future generations.

As I embark on this trip to Merida, Mexico, I can only hope to walk away from the conference feeling certain my one-year-old daughter, Michelle, will breathe fresher air and drink cleaner water.

I hope you will use this space to let me know what you think. I can also be reached at diodoraMTL@yahoo.ca